13.04.2008
JNSR
Quand a-t-on pu commencer à lire des textes prophétiques contemporains ? Dans les années 80 c'était encore sous le boisseau.
Personnellement, j'ai appris l'existence de ces textes à la fin des années 90. Il m'est tombé dans les mains un livre sur Medjugorje. Un des premiers qu'ait écrit l'abbé Laurentin. J'ai été immédiatement scotché et j'ai su dès cet instant que les apparitions contemporaines de la Vierge Marie étaient séreuses et décisives.
Puis très rapidement j'ai eu en main des textes prophétiques de Vassula Ryden, dans lesquels elle relate ses dialogues avec Jésus. Et depuis cette époque je me suis tenu soigneusement au courant, dévorant tout ce qu'on pouvait trouver sur San Damiano, l'Escorial, Kérizinen, Dozulé et autres Garabandal. Je ne parle même pas de Lourdes ou de Fatima qui vont de soi.
J'étais stupéfait de vivre au XXe siècle, puis au XXIe siècle, un renouveau prophétique.
Dès cet instant je me suis demandé comment penser cela avec notre esprit moderne, rationaliste et pragmatique (au sens de La pragmatique). Comment inscrire ce prophétisme dans notre époque, je veux dire dans notre philosophie, en particulier notre philosophie de l'histoire et aussi dans notre théologie. Comment repenser la politique à partir de là, etc....
§§§
Puis j'ai eu en main des textes de JNSR qui avaient commencé à paraître en 1990 je crois, et qui étaient un commentaire prophétique de l'apparition de Dozulé. C'était des textes confus, bourrés de fautes de français, lestés de lourdeurs extraordinaires, voire de fautes d'orthographe. J'étais consterné. Pour quelqu'un comme moi, qui prétend tout de même à un certain niveau littéraire, qui aime que la langue soit élégante et précise, j'étais servi ! J'en avais positivement les poils tout hérissés...
Pas possible que Jésus s'exprime de façon aussi lamentable ! Au début, JNSR, personne d'origine modeste, s'exprimait comme elle pouvait, et le prêtre qui s'occupait du discernement de ses messages avait pris le parti, à mon avis d'aujourd'hui parti génial, de garder les textes tels quels, c'est-à-dire dans leur état de pauvreté originelle.
Et sa décision a écarté d'un seul revers de main une foule de faux lecteurs et de pinailleurs, et provoqué un remarquable désert parmi ceux qui auraient pu la suivre.
Comme j'ai dit, j'avais beaucoup de mal à avaler quelque chose d'aussi mal écrit, mais maintenant je remercie ce bon prêtre d’avoir fait ce choix de la pauvreté. Pour qui s'intéresse au prophétisme, la médiocrité du texte n'est pas un gros problème.
En effet, la forme du message dépend toujours des qualités personnelles du récepteur.
En philosophie scolastique, il existe un axiome qui dit : « tout ce qui est reçu, est reçu selon le mode du sujet-récepteur ». C'est un axiome dit « de la réflexion », qui signifie que « le contenu intelligible de l'objet connu contracte le conditionnements existentiels du sujet connaissant » comme s'exprime Jean-Pierre Torrell, commentant ici le texte de Saint Thomas de la XIIè Question Disputée de la Vérité , qui concerne précisément la prophétie.
Ce qui veut dire que lorsque Dieu choisit un prophète, c'est rarement pour ses qualités d'écrivain. Il prend ce qui lui tombe sous la main, fût-ce la plus lamentable des « tâches » – comme disent les lycéens. Je suis sûr que JNSR ne m'en voudra pas d'employer ce qualificatif, et même m'approuvera.
Le point essentiel là-dedans, est résumé dans le fameux texte de Saint Paul en1 Corinthiens1:27-29 : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages: Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu ».
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Quand je suis revenu dans l'Eglise, après quelques années agitées de fils de 68, de maoïsme et tutti quanti, j'ai été très surpris de voir ce qu'était devenue la messe. J'avais abandonné au début des années 60 une Église célèbrant la messe avec l'ancienne liturgie en latin, et j'arrivais dans des cérémonies aux accents modernistes, dans lesquelles le mystère avait reculé parce qu'on faisait grand cas de la participation de l'Assemblée (A majuscule), dans laquelle on entonnait des chants indigents, parfois ridicules, inexplicablement accompagnés à la guitare. Messes dirigées par des curés qui ressemblaient parfois (pas toujours Dieu merci) à des animateurs de télévision.
J'ai dit parfois.
Des curés !!
Alteri Christi !!!
Après cela, le Journal d'un Curé de Campagne est devenu inintelligible aux nouvelles générations ! Sans parler de L'annonce faite à Marie ! A part Camille Claudel, qui était semble-t-il fille unique, on ne connaissait aucun autre artiste de ce nom.
Bien entendu, j'exagère : la nouvelle liturgie a ses beautés propres. Mais, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, il y a des curés qui, si je puis m’exprimer ainsi, ont foiré leur affaire. Et d'ailleurs voyez ce que m'écrit ma dictée vocale, qui pourtant n'est pas spécialement catholique, puisqu'elle s'appelle « Dragon Naturally Speaking », et qu'elle est d'habitude assez précise : « (ils) on frôlé leur enfer » !!
Hélas ! Je demande pardon à tous les prêtres, à tous, quels qu'ils soient, même à ceux dont je parle, de dire cela à une époque où il est devenu si facile de taper sur les prêtres, en particulier catholiques, et sur l'Eglise, surtout la catholique. On sait ce que disait saint François, que je cite de mémoire : « Devant un prêtre, je m'agenouillerai toujours, et je me prosternerai, parce que, même si c'est un bandit, c'est avant tout un autre Christ ».
D'autant que j'ai honte d’avoir à le dire, moi, moi par qui le scandale est si souvent arrivé !
Mais je me dois à la vérité avant tout parce qu'elle est la substance même du Christ et donc la substance même du prêtre.
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Moi qui revenait dans l'Eglise donc parce que j'avais eu une indigestion de « pensée moderne », voilà que je retrouvais ce qui semblait être une caricature, tant c'était lamentable. Tout un tas de prélats qui avait sucé le lait de Heidegger, de Sartre, de Marx. C'était étrange.
J'étais revenu dans l'Eglise pour retrouver mon cœur d'enfant et on me servait du marxisme – ou alors on confondait psychanalyse et confession. Tout juste si on ne citait pas en chaire Mao-Tsé-Toung ou le Marquis de Sade.
Et pourtant, même dans cette atmosphère trouble, dans cette terrible et accablante médiocrité, la première impression que j'ai eue est celle de la pauvreté. Je veux dire que cette indigence, à tout prendre, à la longue, m'a semblé être un bon signe.
L'Église était là, lamentable et méprisable, c'est-à-dire toujours offerte au mépris du monde. Et du coup, je me suis senti mieux. Ouf, merci Seigneur !
Ce que je veux dire avec toute cette histoire, c'est que c'est la même chose pour JNSR.
JNSR est pauvre. Moins pauvre certes que l'Eglise, puisque l'Eglise est Jésus-Christ en personne.
Mais je refuse de rentrer dans des distinctions oiseuses et spécieuses entre misère et pauvreté.
JNSR est pauvre à l'image de son Bien-Aimé. Ce qui nous sauve de l'enfer, c'est seulement d'aimer Sa pauvreté.
Nous savons tous qu'il y a des pauvres et même des misérables qui seront en enfer : la preuve, il y a des curés. Quand aux jacobins et à leurs descendants de gauche (ou de droite), ils se définissaient tous comme des amis de la misère. Où croyez-vous qu'ils sont à l'heure présente ?
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Pour terminer cette présentation de ma prochaine (JNSR), je vous soumets une de ses méditations théologiques.
Non pas un message de Jésus à JNSR, mais une méditation de JNSR dans son dernier ouvrage paru aux éditions resiac : « Témoignage de Dieu à ses petites Âmes » (décembre 2007).
On reconnaîtra dans ce passage ce que mon ami Alain Santacreu appelle de la Contrelittérature. En même temps, on y retrouvera le thème qu'on essaie de développer dans la revue précitée ainsi que dans le présent blog :
vient un temps où la grâce deviendra nature …
JNSR parle donc dans ce qui suit à « tous les malades », c'est-à-dire à nous tous.
On trouvera cela à la page 81 de son livre – les lecteurs pourront constater qu'elle a fait des progrès en français.
A propos, que signifie le sigle JNSR ? C'est le diminutif pour Je Ne Suis Rien.
+ + +
« N'ayez pas peur, écrit JNSR. Toute souffrance, pour celui qui la vit dans le Christ, est une expérience mystique. C'est cette souffrance qui nous rapproche le plus de l'agonie de Jésus. C'est elle qui est toute proche de Sa Sainte Mort. C'est elle qui nous conduit à Sa Sainte Résurrection.
« L'homme, qui adore son Rédempteur, veut vivre le plus près de Lui, L'appelle, Le désire. La mort ne viendra que lorsque ce sera son Heure, mais qu'importe cette heure pour vivre la Résurrection.
« Si l'on peut vivre ici, déjà sur cette Terre et bien vivant, la douleur de l'attente, plus forte que la souffrance de la maladie, veut briser ce temps …
– « Satan », m'écrit la dictée vocale –
… qui nous sépare de Celui qui Est la Vraie Vie. Comme si notre volonté devenait un marteau-piqueur, elle se met à casser ce mur de désunion. Et déjà s'effritent le temps et l'espace pour laisser voir l'être Suprême.
« Dieu consent que nous anticipions cette Résurrection dès ici-bas, dans ce corps de chair qui va devenir petit à petit plus esprit que chair.
« Si la Résurrection précède la mort corporelle, cette Résurrection désirée et très immédiate arrive lorsque « le vieil homme », qui est en nous, se renouvelle.
« C'est pourquoi nous ne subissons pas …
– la dictée vocale a écrit : « subissons » et elle ne veut pas corriger. Le texte de JNSR dit : « faiblissons » –
…au contraire, même si notre homme extérieur s'en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (Saint Paul, 2 Co 4,16).
« C'est la Résurrection pérenne, elle ne suit pas le trépas.
« Le corps spirituel obéit déjà à l'Esprit Divin qui nous entraîne dans ce futur tant espéré : Vivre déjà de Dieu dans cette Résurrection pérenne. Doucement, nous voyons ce que Dieu nous promet : la Gloire de Dieu…
– la dictée vocale écrit : « l'Heure de Dieu » –
…dans la joie de cet Évangile Nouveau qui s'ouvrira pour tous ceux qui l'espèrent, le désirent et l'attendent dans l'Amour et la Foi en Dieu.
« C'est l'Évangile du Retour en Gloire de Jésus…
– je jure sur l'Évangile que la dictée vocale a écrit : « du Retour en Heure » –
…C'est l'Évangile du Huitième Jour
qui annonce le face à Face avec JESUS Christ, Notre Bien-Aimé.
JESUS Christ…
– « crie », dit la dictée –
Amen »
JNSR
+ + +
Voilà qui décoiffe pas mal, non ? « Découvre », corrige la dictée, toujours attentive et bienvenue
Jonas Jorda
(avec l’aide bienveillante et scrupuleuse de Dragon Naturally Speaking)
18:38 Publié dans catholicisme, contrelittérature, le blog de Jonas Jorda, l'ouverture du sixième sceau, mystique et politique, prière et politique, l'appel, prophétisme et prophéties, psychanalyse, vrai livre, interdit de spectacle | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, mystique, politique, spiritualité, catholicisme, épistémologie, évolutionnisme
25.01.2008
Prière et politique (II)
La mère des routes
Le signe de Gédéon
Pour ceux qui ont lu avec attention la lettre de Jean-Louis Bolte, ils auront remarqué dans le dernier paragraphe l’appel au « signe de Gédéon ». Qu’est-ce que le signe de Gédéon ? C’est quelque chose de très classique dans la Bible. Mais c’est d’abord un texte du Livre des Juges (VI à VIII).
Avant le combat, comme avant toute action importante, on peut voir le serviteur de Dieu lui demander un signe comme confirmation.
! ! !
Ce qui ne veut pas dire que Dieu ne choisisse à l’occasion, à vrai dire le plus souvent, de nous laisser dans la foi pure, histoire d’augmenter celle-ci. Dans ce cas, c’est le résultat de l’action qui va confirmer la certitude intérieure de sa réussite que nous avons acquise dans la prière.
§ § §
La prière et son exaucement
Nous avons donc deux modèles :
1°) le modèle acte/action, c’est-à-dire prière/action ;
2°) le modèle, plus rare tout de même, du moins rare dans son évidence, en réalité le plus souvent inaperçu – inaperçu parce que nous manquons de foi –, est le modèle : acte/signe/action.
Décortiquons rapidement ce dernier :
a) l’acte :
+l’acte peut-être obtenu par la prière, il devient alors une sorte de motion intérieure qui se présente à nous de façon plus ou moins insistante, une invitation à l’action. Rien de violent, juste une douce insistance.
+l’acte peut se présenter aussi comme information prophétique. Il est toujours invitation à l’action mais n’est plus motion intérieure (privée), il est motion extérieure, éventuellement publique.
+ en fin de compte, et si nous le plaçons dans une perspective métaphysique, nous comprenons que ce qui est appelé ici acte n’est autre qu’une variété de ce que Claude Tresmontant appelle « l’information créatrice ».
b) le signe :
+ pour Gédéon, le signe s’est présenté comme confirmation, mais tout le monde a compris ici que cette question est immense. Des signes il y en a de plusieurs sortes : signes naturels ou signes surnaturels, symboles ou paroles, songes ou visions, sacramentaux et sacrements enfin. N’insistons pas pour le moment.
+ dans le cas de Gédéon, le signe est un miracle : comme il avait promis, Dieu consume entièrement les offrandes que Gédéon lui présente.
c) l’action enfin dépend de nous.
Nous la faisons avec Dieu, nous pouvons toujours compter sur son aide, mais à condition d’y engager notre propre décision. Et cela ce n’est pas forcément le plus facile.
§ § §
Le signe demandé par Bolte
Si nous en revenons à la demande de signe que Jean-Louis Bolte a faite dans sa lettre, nous trouvons à peu près ceci : « si le bon Dieu est d’accord avec cette idée lancée par quelques-uns de l’abolition des partis politiques, qu’Il nous fasse un signe pour nous encourager. Par exemple, qu’Il fasse dégringoler un parti politique significatif. »
!!!
Des partis significatifs, on en a vu dégringoler quelques-uns !
Offrons-nous le plaisir d’une revue d’effectifs. Le parti communiste d’abord a pris vraiment un sale coup, le coup de grâce peut-être. Mais enfin, c’est bien naturel. Il périclitait depuis quelques années et ne pouvait guère trouver de solutions nouvelles, pas avec les nouvelles classes sociales qui arrivent, qui ne connaissent ni les traditions et la culture prolétariennes, ni l’histoire du mouvement révolutionnaire du XXe siècle. Exit le PC …
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Le FN, pour sa part, a vu littéralement fuir sa substance, puisque ce qui a valu à Sarkozy le succès que l’on connaît, est son formidable travail idéologique fondé sur un « parler vrai » -- « travail idéologique »,c’est-à-dire travail de préparation des esprits », qui a consisté à reconnaître de façon ouverte et claironnée certains problèmes réels du pays. Certains problèmes que s’acharnaient par ailleurs à masquer les partisans – partisans nombreux, et pas seulement à gauche -- d’alliances politiques fondées sur la veulerie et la paresse des classes les plus précaires d’une part, et d’autre part sur les privilèges historiques des fonctionnaires et sur la sottise d’une grosse partie de la classe moyenne. Le Pen est probablement cuit, mais le FN ne semble pas encore tout à fait au tapis.
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Particulièrement amusant dans tout cela, a été le spectacle du PS allant de déconfiture en déconfiture – beauté du mot « déconfiture ». Lui qui croyait tenir en main l’avenir de la bêtise en France, se trouve mat en deux coups : Le Pen déboulonne Jospin (merci Le Pen !), Sarkozy déboulonne Royal (merci, merci Sarkozy !) – la bêtise commence à dégringoler. Attention, j’ai dit commence, je n’ai pas dit que la bêtise s’est effondrée. La bêtise s’est brusquement retrouvée en haillons, à bêtifier sur sa misère.
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Sarkozy n’a pas aboli la sottise, il l’a réduite, comme on réduit une fracture. On peut parfaitement craindre un retour de la bêtise. D’autant qu’il existe une bêtise de gauche et une bêtise de droite. Sarkozy a réduit la bêtise de gauche. N’oublions pas que la bêtise est l’acquiescement de la médiocrité (définie comme la tendance à suivre la ligne de plus grande pente) à tel régime en cours de notre mode de jouissance. Or notre mode de jouissance est devenu recherche d’un plus depuis que nous avons établi que notre régime de jouissance serait désormais dérégulé.
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Dans le monde judéo-chrétien, nous connaissions un régime de jouissance régulé, c’est-à-dire qui établissait ses règles a priori en s’appuyant sur une morale naturelle, une morale de l’intention. Dans notre monde contemporain, le régime de jouissance est dérégulé dans la mesure même où nous y établissons nos règles a posteriori, c’est-à-dire à grands coups de droit positif. La morale y est devenue morale de suspicion.
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Entre la bêtise de gauche et celle de droite, la nuance dans l’approche du droit positif est la suivante : à gauche, on cherche à optimiser la jouissance – on ferme volontiers les yeux sur ses effets néfastes. À droite, par contre, on recherche plutôt les voies du moindre mal – on caresse un peu moins la masse dans le sens du bien-être. Pourtant le but final reste encore un optimum, à savoir la maximation des profits. C’est-à-dire, là encore, un plus de jouissance.
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L’extrême gauche a également eu droit à sa coupe basse. L’extrême gauche, c’est-à-dire les trotskistes. Exit Arlette, usée dans la petite lucarne, où doucement elle a vieilli. Exit le maçon du PTI. Reste le facteur rouge qui parade et s’imagine « homme providentiel ».
§ § §
Bref nous avons eu droit au signe de Gédéon qui nous confirme que nous pouvons lancer le mouvement Prière et Politique.
JJ
15:45 Publié dans catholicisme, le blog de Jonas Jorda, mystique et politique, politique, prière et politique, l'appel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, partis, religion, mystique, théologie, catholicisme, christianisme
12.01.2008
prière et politique
Selon la tradition, en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève, qui n’a que 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle ne se fait déjà plus d’illusion sur le soi-disant courage des hommes. C’est elle qui sera la femme forte en encourageant les Parisiens à résister à l’invasion des Huns par les paroles célèbres : « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. » De fait, grâce à la prière intense de sainte Geneviève, Attila épargnera Paris.
La chasse de Sainte Geneviève à Paris
Mon ami Bolte me communique le texte suivant qu’il avait envoyé à de Guillebon à l’époque - avant les présidentielles - où la revue La Nef faisait une sorte de campagne de réflexion pour la disparition des partis politiques en France. Jacques de Guillebon l’avait finalement publié sur le site de feu Immédiatement !
Après l’élection de Sarkozy, Bolte m’a raconté en riant que Bruno Maillé, qui n’a jamais manqué d’humour mais qui tout de même, là, y avait mis un certain accent de sérieux, lui avait fait remarquer que son histoire de politique-prière (ou prière-politique ?) pour la disparition des partis – eh bien ! « ça a l’air de marcher ». Bolte m’a dit qu’il en est resté comme deux ronds de flan, parce qu’il n’avait pas pensé à ça.
Il est vrai qu’après l’élection de Sarkozy, les partis politiques dégringolaient comme à Gravelotte.
« Si vous aviez la foi comme un grain de blé… »
JJ
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A propos de l'appel pour l'abolition des partis politiques
L'appel pour l'abolition des partis politiques n'est pas une simple idée politique, une proposition politique nouvelle, au sens où cette idée ouvrirait tout un champ en friche au débat et à la pragmatique politique, à ce qu'on appelle l'action politique. Certes cet appel est aussi cela, c’est aussi une idée politique, mais une idée qui doit être replacée dans le contexte de son émission, c'est-à-dire l'intuition de Simone Weil et sa reprise par un groupe de jeunes intellectuels chrétiens. Soulignons « chrétiens ».
Car bien plutôt, à la fin, cette idée est une inspiration : ce qui veut dire que l'émetteur est l'Esprit Saint. Si ce n'est pas le cas, cette idée ne vaut rien et elle va s’affaisser d’elle-même. Tous les chrétiens qui méritent ce nom doivent en principe savoir, une fois passés les flottements de la réception de cette idée, une fois passé aussi un temps de méditation (c'est-à-dire de prière), doivent savoir donc, si l'on veut employer un langage politique, que cette idée est juste – et plus exactement qu'elle est vraie. C'est-à-dire encore qu'elle a la valeur d'une quasi-prophétie. Et pour être plus clair s’il est possible qu'elle s'inscrit dans le cadre à venir, en puissance déjà là, de la civilisation de l'amour prophétisée par Jean-Paul II – ou, ce qui est la même chose, celui du règne social du Christ.
Si nous admettons ce point de départ se pose alors la question de l'action, c'est-à-dire de la sorte de pragmatique politique qui en résulte. C'est ici que s'impose la plus grande lucidité et aussi la plus stricte rigueur intellectuelle qui conviennent à des chrétiens. Cette idée de l'abolition des partis, cette quasi-prophétie, avons-nous dit, est sur le papier. Nous n'en voyons pas, ni peut-être n'en pouvons même imaginer le plus petit commencement. C’est qu’en réalité nous n'avons pas à le faire. Tout consiste actuellement, pour le dire sous forme de paradoxe, à organiser le laisser-faire. Cette idée est en puissance et si elle est juste elle attend de passer à l'acte.
Le mot « acte » ne signifie pas ici qu'il faut se lancer tête baissée dans l'action – ou pire, comme on l’a trop souvent fait dans l'église contemporaine, dans l'activisme. Le mot « acte » signifie que si cette idée, cette inspiration, nous vient de l'Esprit Saint, c'est lui qui en dirigera la réalisation. Aristote disait que l'âme est l'acte du corps, mais en deux sens : en tant qu'acte premier, l'âme anime le corps et lui donne vie ; en tant qu'acte second, elle exerce ses fonctions par ce même corps.
!!!
Ici nous nous trouvons également devant ces deux degrés de l'acte à accomplir :
1) Recevoir cette inspiration et lui permettre d'animer les êtres dans ce sens : ceci est le fait de notre prière, le premier degré de notre acte.
2) Tirer de cette vie appelée par la prière, qui prend forme en nous et autour de nous, les actions que nous avons éventuellement à réaliser : ceci est l'action, la praxis, qui nous est présentée par les évènements ou soufflée à notre esprit, c’est le deuxième degré de notre acte.
De ce point de vue, il est évident que la notion de « laïcité », dans sa version dure, a été dressée devant nous pour couper court à cette voie des deux degrés de l’acte politique chrétien.
Dans la politique moderne, le pragmatisme tend à devenir dominant : entre l'idée et l'action, il est interdit de voir une discontinuité – le monde moderne est compact, continu et fermé, et nous y sommes impérativement enfermés. Mais un chrétien, s'il est dans ce monde, n'est pas de ce monde. Un chrétien n'est en rien un adepte du pragmatisme, il ne fonce pas tête baissée dans l'action, il ne saute pas l'étape de la mobilisation spirituelle de la prière.

Ste Geneviève (St Etienne)
Ou alors, parlons de « pragmatisme chrétien », et distinguons dans l’action entre « energéïa », l’acte, et « prâxis », l’action. Et ce dans les plus petites choses. Du moins c'est ce que devrait faire un chrétien. Rechercher en permanence le sens de la providence et son action dans les choses de tous les jours.
Dans le cas présent, n'est-il pas opportun de faire appel pour commencer à la formation de petits groupes de prière chargés de préparer le terrain et de faire « mijoter » l'inspiration reçue. Et d’ailleurs, pour nous tranquilliser complètement, nous pouvons faire comme Gédéon : demandons un signe à Dieu pour confirmation. Par exemple la disparition de la scène politique d'un parti significatif. Étant donné qu'Il était patient avec Gédéon, Il le sera aussi avec nous. Après que le dit signe ait eu lieu, lançons par exemple le mouvement « prière et politique » – ou de tout autre nom, si celui-ci est jugée trop provocateur, trop ouvertement anti-laïcité. Avec une telle démarche, nous n'entreprenons rien d'irrationnel, bien au contraire. Il s'agit plutôt de s'installer dans une juste rationalité.
Jean-Louis Bolte
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Matthieu, XVII, 20:
« Car je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi gros comme un train de sénevé, vous direz à cette montagne : « Déplace-toi d’ici à là », et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. »
19:20 Publié dans catholicisme, le blog de Jonas Jorda, mystique et politique, politique, prière et politique, l'appel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, partis, religion, mystique, théologie, catholicisme, christianisme




